La communauté des bloggeurs autour des NTIC, BPM, MDM, SOA et autres sigles est en émoi.
Anne Thomas Manes a publié un article intitulé « SOA is dead » qui fait du bruit.
Il part d’un constat simple : les SOA n’ont pas apportés ce qu’ils promettaient. Ils ont été sur-vendus et ont sous-délivrés.
Qu’est-ce que un SOA ?
De quoi parle-t-on ? D’une technologie ? D’une méthodologie ?
En fait personne ne sait vraiment. Enfin, quand je personne j’exagère bien sur. Ceux qui vendent un produit « SOA compliant » savent quel SOA ils vendent.
SOA signifie Service Oriented Architecture et comme tous les sigles, on peut y mettre beaucoup de choses différentes. L’idée c’est que le système d’information principalement composé d’applications plus ou moins monolithiques évolue peu à peu vers un système d’information composés de services.
Ainsi si vous voulez connaitre le cours du dollar dans l’application de paye, il n’est plus nécessaire de développer la fonction d’interrogation du cours dans l’application paye mais de créer un service qui se charge de cette fonction.
L’objectif est de simplifier et de mutualiser. Lorsque l’application de facturation aura besoin du cours du dollar elle pourra faire appel au service précédemment développé pour l’application paye.
Cet exemple trivial et séduisant : je mutualise mes fonctions, je réduis mes développement car un appel standard à la fonction suffit et je simplifie la maintenance et l’évolution.
Le monde IT voulait évoluer vers un univers ultra modulaire censé être plus simple à gérer pour les entreprises. Le nerf de la guerre est bien là : les architectures des systèmes d’information sont de plus en plus complexes à gérer, à maintenir et donc à faire évoluer.
La réalité est autre.
Le « SOA de surface » comme le dit si bien Pierre Bonnet ne répondra jamais aux attentes long terme d’une DSI. L’idée qui a été vendue autour du SOA est bien qu’il suffisez de coller du SOA pour bénéficier immédiatement des effets promis.
Le SOA a surtout été présenté comme un moyen de faire évoluer le SI sans toucher aux applications lourdes (legacy) et au patrimoine de l’entreprise. Si cette solution est séduisante, elle n’est que temporaire et ne permettra pas de tirer tout ce qu’une approche par services peut apporter !
SOA = Mauvais choix ?
Faudrait-il que je change mon nom de domaine ?
Plus sérieusement, les entreprises n’ont jamais autant eu besoin d’architecture et de simplicité.
Le SOA n’est pas une solution pas plus que ce n’est un problème. La seule idée qui restera surement c’est que le système d’information doit plus être pensé comme une multitude de services que comme… des silos.
Lorsqu’on leur parlait de SOA beaucoup de gens ont regardé le doigt alors qu’il fallait regarder la lune. Se poser la question SOA or not, c’est se demander si on fait les choses bien au lieu de se demander si l’on fait les bonnes choses.
L’architecture et l’urbanisation des SI aide à faire les bonnes choses. Ensuite faire correctement les bonnes choses est un autre défi mais ne mettons pas la charrue avant les boeufs.
D’après vous pourquoi mon blog s’appelle Urbanisation > SOA > BPMN ?
Je dirais simplement, pas d’SOA sans urbanisation / approche processus.
Voir l’article d’Yves Caseau à ce sujet : SOA is much too young to be dead
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