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Les qualités d’un modélisateur de processus d’entreprise

Posted on 10 février 2009 by Michael Ferrari

Lorsqu’il s’agit de modéliser des processus, la plupart des clients vont chercher un outil avec cette question en tête : « quel est le meilleur outil pour faire ce que je dois faire ? ».

Cette question dérive bien souvent vers : « quel est le meilleur outil ? » qui veut bien entendu dire « quel est le plus cher ? ».

Outil ?

Cette tendance très humaine ne doit jamais faire oublier que modéliser n’est pas une question d’outil. Autant la question était primordiale il y a 3 ou 5 ans lorsque le marché était « sous-outillé » et qu’une décision sur ce point pouvait conditionner le succès ou non d’un projet mais désormais de nombreux outils sont très qualifiés.

J’ai pu tester et travailler avec de nombreux outils BPM ou outils de modélisation de processus métier.

Ce que je sais, c’est que les différences sont minimes entre les plus gros outils à tel point que les critéres d’évalutions doivent être très affinés.

L’outil n’est donc plus déterminant (sauf projet technologique particulier, une minorité). Ce constat est aussi valable pour la modélisation de systèmes d’information et l’urbanisation du SI.

L’outil sera quand même la garantie de la pérennité d’un référentiel d’entreprise. On ne compte plus les projets de modélisation basés sur Excel qui n’ont presque jamais servi…

Un outil est donc nécessaire mais pas déterminant.

Conceptualisation

L’une des qualités importantes que doit posséder un modélisateur, c’est donc de conceptualiser. C’est à dire, intégrer de nombreuses informations et arriver à organiser, reconnaître des patterns , et prioriser des idées.

Cette capacité, directement liée à l’hémisphère droit du cerveau, n’est pas à mon sens quelque chose qui se travaille. C’est quelque chose que l’on possède ou non.

C’est ce qui va faire la différence entre quelqu’un qui nécessite 20 minutes d’exposés et de prise de notes et quelqu’un qui reconnait les éléments clés et leurs relations en 5 minutes.

Bien sûr, je caricature un peu la chose, mais vous voyez ce que je veux dire.

Méthodologie

Un modélisateur doit être méthodique. La méthode définie les choses autorisées et interdites dans une modélisation. Elle définie ce que pourront faire les modélisateurs. Son objectif est de garantir une homogénéité dans les modèles et d’assurer un niveau de qualité minimum (en terme de détails de description).

C’est un point bien souvent négligé.

Le modélisateur doit :

- savoir suivre une méthode qu’il n’a pas créé,

- savoir mettre au point une méthode,

- trouver les points faibles et faire évoluer une méthode existante,

- savoir expliquer le point précédent à un client !

Restitution

Si conceptualiser est la première étape, restituer est l’étape finale. Restituer de manière cohérente avec ce qu’il a précédemment fait est une qualité qui ne se trouve pas chez tout le monde.

C’est là où la méthode intervient.

Malgré la méthode, il arrive très souvent qu’une marge de manoeuvre existe. Si le modélisateur est bon, cette marge sera utilisée pour faire du modèle quelque chose de mieux que prévu, sinon ce sera un résultat décevant.

C’est aussi simple que ça. Vous constaterez tout de suite si un modèle « parle » ou s’il nécessite 5 minutes d’explication. Vous verrez la différence entre un modèle « auto-descriptif » et un modèle qui nécessite la présence de son réalisateur pour être compris…

Conclusion

Voici donc un petit aperçu rapide des qualités « techniques » d’un bon modélisateur de processus d’entreprise ou de systèmes d’information. Au-delà de ça, il ne faut pas oublier qu’un modèlisateur sera amené à discuter et échanger avec de nombreuses personnes et que ses qualités humaines sont très importantes.

Il me semble que les modélisateurs sont plutôt des gens qui fonctionne de manière visuelle. Ils privilégient ce canal au lieu du son qui naturellement est moins utile dans ce type de travaux.

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Qu’est-ce que le BPM (Business Process Management) ?

Posted on 15 décembre 2008 by Michael Ferrari

Voilà une grande question. Qu’est-ce que le BPM ?

Sur mon blog, je vais m’efforcer d’expliquer le plus simplement possible les choses. L’objectif c’est de populariser le BPM comme il l’est aux états-unis.

Alors, le sujet du jour est le BPM.

De quoi est composé le BPM ?

Le BPM est un domaine qui regroupe l’analyse de processus métier (Business Process Analysis ou BPA) et le BPM au sens exécution de processus métier.

L’exécution de processus métier est réalisée par des outils de workflow désormais largement répandus dans les entreprises.

L’ensemble de ces 2 éléments, BPA et BPM, permet d’analyser et de mettre en œuvre des processus métier au sein d’outils informatiques.

Il faut également distinguer l’appelation anglo-saxone de l’appelation française.

En effet, en anglais BPM regroupe tout le BPM alors qu’en Français, BPM signifie exclusivement workflow.

On peut donc dire que le business process management consiste à analyser, mettre en oeuvre et optimiser les processus métier d’une organisation.

L’analyse se fait via des outils tels qu’Aris, Mega, Casewise ou Adonis. La plupart du temps les outils d’analyse ne permettent pas d’exécuter des processus (mais cela arrive pour bientôt). Ensuite les processus décrits et analysés sont mis en oeuvre dans des systèmes de workflow plus ou moins compliqué. Dans ce domaine de nombreux outils existent : BEA, Appian, W4, Workey…

Les organisations qui ont atteint une certaine taille ont donc tout intérêt à mettre en oeuvre une approche processus.

Cette approche est caractérisée par le fait que le métier, c’est à dire la manière qu’à l’organisation de fonctionner, est le déterminant principal dans les décisions. Autrement dit, on passe d’une culture souvent dictée par le besoin immédiat  sorti du contexte à une approche se voulant intégrée au métier de l’organisation.

L’idée est simple : si l’on connait bien ce que l’on fait, on pourra mieux  développer les extensions du système d’information et mieux organiser l’entreprise pour qu’elle réponde aux besoins de ses clients.

La difficulté dans une approche BPM, c’est que c’est un projet d’entreprise. Il doit donc être porté par la direction pour être efficace. C’est un projet qui nécessite un peu de temps pour donner des résultats mais le retour sur investissement peu parfois être surprenant.

En effet, il est assez facile de pointer du doigt les procédures absurdes ou les doublons dans les departements d’une organisation. Ce qui est généralement plus lent, c’est l’adapation de l’organisation…

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"Si vous ne savez pas décrire le processus dans lequel vous êtes, c'est que vous ne savez pas ce que vous faites." E. Deming

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