Aujourd’hui, je voudrais partager une astuce que j’utilise dans les projets sur lesquels j’interviens.
Souvent, particulièrement lorsqu’il s’agit de discussions à l’oral, nous avons tendance à comparer des solutions techniques les unes aux autres de manière détachée.
Par exemple, pourquoi choisir SAP plutôt qu’Oracle sur la partie RH du système d’information ?
Pour éviter ce biais, le meilleur moyen actuellement disponible reste de décrire processus métier, les fonctions attendues du système d’information et de croiser l’ensemble pour déterminer la couverture fonctionnelle que devra avoir la solution technique. En somme, il s’agit de définir une architecture d’entreprise digne de ce nom !
Seulement il reste un critère intéressant à considérer : celui de la dette.
En effet, dans les projets informatiques, les décisions sont souvent prises par des personnes qui ne demeureront pas aussi longtemps que les solutions techniques mises en place. (Je généralise un peu pour des raisons demonstratives) et il est important de considérer la dette que créé un choix technique.
Comment évaluer cette dette ?
S’il sera difficile de donner un coût précis à cette dette, il sera plus évident de donner la potentialité et la gravité de son occurrence selon un découpage que l’on pourrait utiliser pour décrire… un risque (potentialité, conséquence).
L’idée est simple et similaire à notre système de retraite : chaque décision aujourd’hui entraine potentiellement une dette pour les générations futures. Dans le contexte du SI de l’entreprise, il est intéressant de prendre en compte la road map (si elle existe) ou à minima les évolutions métiers. Dans ces évolutions, il sera autant question des évolutions sur lesquelles l’entreprise a peut-être déjà du retard que des évolutions supposées du domaine et dont les analyses sont disponibles auprès d’organismes de recherche.
Ces évolutions nécessiteront des changements dans le système d’information et ces changements seront rendus plus ou moins faciles selon les choix effectués.
Tout cela est un peu prospectif mais cela devient une composante intéressante dans les analyses amont des solutions techniques : la stratégie de sortie.
Gardons les choses simples :
Si par hasard il y a de fortes présomptions sur la potentialité et sur la gravité (très probable + grave = analyse plus précise) de la création d’une dette, alors la solution applicative doit être analysée plus en détail. La décision, si elle est confirmée, sera alors prise de manière éclairée.
La dette peu aussi être considérée sur l’angle « coût de maintenance » dont on sait que cela a longtemps été un coût négligé alors que très important. Beaucoup d’informations sont maintenant disponibles à ce sujet et si chaque cas est particulier, cela reste un élément à prendre en compte.
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