Aujourd’hui je vais illustrer mon propos avec des exemples concrets. Jusqu’à présent, j’avais plutôt tendance à m’adresser à mes collègues consultants mais je souhaite aussi montrer et expliquer ce que le BPM et l’urbanisation du SI peuvent faire de concret pour les entreprises.
Je pense particulièrement aux PME que je connais bien et où il est facile de faire des changements produisant de très bons résultats. Lorsque l’on a 5, 10 ou 30 personnes à gérer l’effet « tête dans le guidon » est souvent le seul souvenir que l’on garde de notre semaine. Beaucoup d’énergie est consacrée à faire tourner la machine et il est difficile de prendre du recul pour analyser les choses et automatiser certaines parties. On pense ne pas pouvoir changer le fonctionnement tant l’activité est en flux tendu, on pense ne pas avoir les ressources/compétences pour le faire et surtout on a peur de casser la machine.
Pourtant dans le développement d’une entreprise, l’automatisation est essentielle pour pouvoir allouer les ressources ailleurs sans faire augmenter la masse salariale et surtout augmenter le côté prévisible du business. C’est là que les outils d’automatisation interviennent (moteur de workflow). En ayant décrit le processus métier à modéliser et en le rendant exécutable dans un outil approprié, il est ainsi possible de rendre fiable un processus (un ensemble de tâches). La fiabilité est importante pour vos clients, vos fournisseurs et vos collaborateurs.
Les termes BPM, urbanisation du SI et workflow peuvent être intimidants et c’est l’une des raisons pour lesquelles j’écris ce blog : il n’y a rien de compliqué. Cela peut devenir complexe, notamment dans les grandes entreprises où les processus et le paysage SI sont lourds mais généralement les PME peuvent mettre en place quelques processus clés et devenir « super productive ».
Si vous êtes à la tête d’une PME ou d’une business unit, vous avez peut-être déjà remarqué une performance opérationnelle exceptionnelle d’un concurrent ou d’un fournisseur : elle repose sur des outils qui rendent systématique le fonctionnement.
Pour faire un crochet par autre chose, le fonctionnement extrêmement précis et reproductible des chaînes de fast-food repose sur ces mêmes principes : décrire les processus, mettre en place les outils d’exécution et de contrôle. Le cas de la franchise va plus loin que cela et comporte une philosophie à part entière mais l’idée de décrire et d’automatiser est le socle qui permet le développement du business. Mac Donalds sans processus et sans systèmes d’automatisation est en fait la sandwicherie du coin.
Maintenant, il faut choisir son camp entre tendre vers la performance de Mac Donalds ou celle de la sandwicherie du coin.
Voici donc 3 exemples où les résultats de la description/automatisation des processus peut produire des résultats surprenants. Ces exemples prennent des processus : gourmand en temps et donc en ressources.
Relation client
Pourquoi n’est-il plus possible de parler directement à un humain lorsque vous joignez le service client d’une entreprise ? Parce que le nombre de requête client inutile est trop important et donc les entreprises ont mis en place des systèmes de filtrage. Il n’est pas question de juger l’intérêt de faire ceci : si vous souhaitez grandir et avoir un système capable de suivre votre développement vous devez filtrer les requêtes clients. Filtrer ne signifie pas écarter ou rendre difficile le parcours du client ! Cela signifie qu’il faut décider de la manière dont le client sera reçu et automatiser au maximum ce processus avec un outil adéquat. Vous pouvez économiser un temps très précieux !
Regardez ce que fait google dans la prise en charge des demandes clients son centre d’aide est un modèle d’efficacité : http://www.google.fr/support/?hl=fr
Que se passerait-il si au lieu d’avoir 3 personnes qui répondent aux emails et aux appels de vos clients, vous avez un système d’aide précis et un processus de résolution des problèmes précis ? Est-ce que le support client est un frein (souvent inconscient) à votre développement ?
Relation fournisseur
La relation avec vos fournisseurs est également une source potentielle d’inefficacité. Bien entendu, tout dépend du domaine dans lequel vous évoluez et de l’importance et de la fréquence de vos relations entre votre entreprise/unités et vos fournisseurs. Un cabinet de conseil en informatique n’a que très peu de relations fournisseurs alors qu’un supermarché en possède un très grand nombre : c’est même l’un de ses cœurs de métier (voir la source de l’hégémonie de Wallmart).
Dans quelle mesure est-il possible d’automatiser la commande/livraison ?
Encore une fois, il s’agit de décrire, décider et d’appliquer un fonctionnement type avec vos fournisseurs. Grâce à internet et aux solutions hébergées, il n’a jamais été aussi simple et aussi facile et économique de mettre en place ce type de solutions.
Tâches répétitives internes
L’autre point important concerne les tâches internes. Bien souvent de nature administrative, ces tâches doivent être analysées, remises en question et éventuellement automatisées. Typiquement toutes les demandes RH, de support informatique ou les demandes non métier peuvent faire l’objet d’une analyse et d’une automatisation.
Ainsi, vous pouvez réduire leur consommation de ressource de 25 à 75 %.
Gardez cependant ces principes en tête
- Automatiser quelque chose d’inefficace ne le rendra pas efficace : le processus doit être analysé et remis en question
- Mal automatiser est parfois pire que de ne pas automatiser (principe de peter)
- Ne pas automatiser du tout, c’est avoir un handicap par rapport à sa concurrence (scalability)
Je serais heureux de vous aider sur ces points (je suis actuellement occupé pour quelques mois), n’hésitez pas à me contacter pour que l’on voit ce qui est possible.
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